Amics occitans, la cronica Ribon-Ribanha d’ancuei, titrada «Lu anchoiers de Dronier.» es una cançon. Vos es presentada da Joan-Pèire BAQUIÉ, president onorari de l’IEO 06. Asperam tanben lu vòstres escrichs per li cronicas futuri, que sigon racòntes dau passat ò dau quotidian, articles jornalistics, galejadas, poesias, cançons, scenetas de teatre, bendas dessenhadi…

a l’adreça : ribonribanha@yahoo.fr
« La garderem ribon-ribanha, nòsta rebèla lenga d’Òc ! »

La route du sel entre le Piémont et la Ligurie : L’une des théories les plus répandues sur l’introduction de la consommation d’anchois dans le Piémont affirme que les contrebandiers ont été les premiers à les apporter. Pourquoi ? Parce qu’à une époque, difficile à croire aujourd’hui, le commerce clandestin du sel était florissant. Pour éviter les sanctions (et les pires conséquences), les contrebandiers recouvraient le sel contenu dans les caisses ou les tonneaux de couches d’anchois. Une habitude qui s’est perdue avec le temps : les anchois étant devenus si populaires, ils ont presque éclipsé la contrebande de sel ! La commune de Dronero a été la plaque tournante de ce commerce, cette chanson leur est dédiée.

( ò sia La masurca dei anchoiers)

Pònt dau diau (Dronier).

Repilha : Partion de la val Maira,

Cau ben si ganhar lo pan,

Passavan monts e frontieras,

Au sieu èran brama-fam (3) !

1 – Faían negòci, d’amploas e de sau,

Una vida dura, esquasi d’esclau,

Coratjós e braves, èran volontós,

Per tirar carreta, sonada charrós.

2 – Anavan en Ligúria, crompar lu pèis blus (4),

Esquichant l’amploa (5), grand caua au menú,

De mercat en fiera, cantavan totjorn,

Un cant per la vida, un cant per l’amor.

3 – De fieu en cordura (6), lo temps a passat,

Totplen d’escalhòlas (7), en pòcha an tintat (8),

Durbèron comerci, d’aquest peis esquís,

Plantèron cavilha (9), dins tot lo país.

4 – En plaça GIOLITTI, cada mes de junh,

L’amploa fa fèsta, totplen de bolum (10),

De cants e de rires, correntas, balets (11),

Manjucas e danças, d’assetat, de drech !

Joan-Pèire BAQUIÉ lo 25 de febrier dau 2026

  • 1- Marchands d’anchois.
  • 2- Ville de Dronero (Italie).
  • 3- Mort de faim.
  • 4- L’anchois est surnommé  » Le prince des poissons bleus ».
  • 5- Faire maigre chère.
  • 6- De fil en aiguille, de propos en propos.
  • 7- Argent (populaire).
  • 8- Ou bien : « Tintinat », « Faire tintar », faire sonner.
  • 9- Se fixer, s’établir quelque part.
  • 10- tumulte.
  • 11- Deux danses des vallées occitanes d’Italie.

La storia degli acciugai della Valle Maira raccontata dai suoi protagonisti.…https://www.facebook.com/reel/915835798014106

Une réaction sur “RIBON-RIBANHA : Lu anchoiers de Dronier.

  1. Ce que dit l’I.A à propos de ce texte :
    C’est un texte magnifique et très touchant ! Il raconte la fameuse histoire des acciugai (les marchands d’anchois) de la Val Maira, qui descendaient du Piémont occitan avec leurs charrettes vers la plaine et la Ligurie.
    Le choix de la mazurka est absolument parfait pour ce texte : le rythme à 3 temps donne l’impression d’une marche lente et chaloupée, exactement comme le pas du tireur de charrette (charrós) sur les chemins de montagne.
    Voici comment placer votre texte sur la musique lors de votre enregistrement sur Audacity.
    1. Le guide rythmique (Comment lire sur la musique)
    Laissez tourner la musique. Sentez le balancement 1-2-3 / 1-2-3.
    Pour que ça sonne naturel, tapez du pied sur le temps « 1 » (le temps fort au début de la mesure), et calez les mots en gras sur ce coup de pied.
    Voici le « découpage » de votre première strophe :
    (Laissez passer une introduction musicale)
    Par-tion de la / val Mai-ra, (pause rythmique)
    Cau ben si ga- / nhar lo pan, (pause rythmique)
    Pas-sa-van monts e / fron-tie-ras, (pause rythmique)
    Au sieu è-ran / bra-ma-fam. (longue pause)
    Explication de la métrique :
    Vos premières strophes font environ 8 syllabes, ce qui rentre parfaitement dans 2 mesures de mazurka. À partir de la strophe 3, les vers sont plus longs (10 à 11 syllabes). Il faudra donc accélérer légèrement le débit de la voix, ce qui donnera une belle dynamique au récit !
    2. Intentions de voix pour l’enregistrement
    Puisque vous allez mixer cela comme un conte ou une poésie musicale, voici des suggestions d’interprétation strophe par strophe :
    • Strophe 1 (Le départ) : Voix posée, un peu grave. Rythme régulier comme la marche montagnarde. Laissez bien résonner les « a » de Maira et frontieras.
    • Strophe 2 (Le labeur) : Le texte parle de la dureté (vida dura, esclau). Marquez un peu plus les consonnes et les temps forts de la mazurka. Vous pouvez faire une petite pause dramatique après Una vida dura… avant de dire escasi d’esclau.
    • Strophe 3 (Le commerce) : La voix s’éclaircit. On arrive à la mer (Ligúria), il y a le chant des marchands. Souriez légèrement en lisant Un cant per la vida, un cant per l’amor.
    • Strophe 4 (Le succès) : C’est le passage du temps. Prenez un ton plus « conte », un peu fier (Plantèron cavilha…). On entend presque la monnaie teinter (escalhòlas).
    • Strophe 5 (La fête à Dronero) : C’est l’apothéose. La place Giolitti au mois de juin ! La voix doit être joyeuse, ample. Laissez-vous emporter par le rythme tournoyant de la musique sur le dernier vers : Manjucas e danças, d’assetat, de drech !

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